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Romans et essais

Dans la main du diable


Trilogie “ Une traversée du siècle ”
roman
Avril 2006, Editions Actes-Sud, 906 pages.
France-Loisirs, 2006
Babel 840, 2007

Traductions :
Italie, Edition Il Sagittario, Milan, 2008
Espagne, Edition Belacqva, Barcelone, 2008
Grèce, Editions Polis, Athènes 2008

Automne 1913. A Paris et ailleurs – de Budapest à la Birmanie, en passant par Venise -, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d’amour, munie pour tout indice, d’un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons, des secrets du cœur au secret défense. Habitée par les passions, les complots, le crime, l’espionnage, et par toutes les aventures qu’en ce début du XXe siècle vivent simultanément la science, le cinéma ou l’industrie, l’ample fresque croise destinées sentimentales et histoire d’une société dont la modernité est en train de bouleverser les repères. En 1913, Gabrille Demachy s’avance, lumineuse et ardente, dans les rues de Paris, sur les chemins du Mesnil ; entre l’envol et la chute, des couloirs d’ombre à l’insurrection vénitienne, entre traquenards et mensonges, elle tient la main d’une petite fille dont l’histoire est la sienne…

Esta novela rebosante de historias capaces de devolvernos a nuestra infancia lectora tiene, si duda, un lugar entre los grandes relatos cuyos protagonistas encienden con sus pasiones las de los propios lectores y quedan grabados en las intimas memorias de nuestro imaginario. Con esta historia sin freno que multiplica los personajes y las intrigas, Anne-marie Garat es capaz de hablarnos de nosotros mismos y de hoy con una calidez desconcertante

Premières lignes

Qui de nous se souvient d’avoir aperçu, ce jour-là, deux femmes solitaires dans une allée du Luxembourg, immobiles parmi les statues ? Un passant attardé eût pu s’intriguer de leurs étranges silhouettes arrêtées près d’un banc, l’une claire et mince penchée vers l’autre, vêtue de sombre, qu’enveloppaient en tourbillon les premières feuilles mortes de cette fin d’été, mais chacun fuyait vers un abri, laissant le jardin désert. Là-bas, sous les arbres, une bande de pigeons dérangés par la bourrasque passa soudain de la guérite des marionnettes au toit du kiosque à musique, se rengorgeant frileusement dans leurs plumes…

Extraits de presse

Anne-Marie Garat a trouvé la recette d’un roman généreux qui sait combiner les genres, tisser les personnages, semer des énigmes tout en avançant, mêler les voix et traverser les classes sociales. On entendra dans cette diabolique « machine à histoires » qui ne se lâche pas les échos des plus belles heures de lectures fiévreuses d’antan. A Dieu, va, donc, et gare à la main du diable !
Alexandre Fillon, Lire, 06/2006

En conclusion, la vie est imprévisible, pleine de bruits et de fureur. Pleine aussi d’exils et d’errements, des amours, des passions, des trahisons. Un roman du tonnerre.
Edmonde Charles-Roux, La Provence, 20/08/2006

Dans la main du diable est un roman-fleuve houleux, ample, séduisant, d’une étonnante force de caractère. Où souffle le plaisir d’inventer des personnages et de les faire bouger, se rencontrer, aimer, intriguer. Du crime, de la passion, des histoires de famille… De longues heures de lecture tempétueuse.
Pascale Haubruge, Le Soir, 07/07/2006

Avec Dans la main du diable, Anne-Marie Garat se glisse soudain et tout naturellement dans la famille de ces immenses écrivains – populaires et artistes – qui ont su inscrire des figures et des parcours devenus inoubliables dans les tragédies de leur temps – lesquelles étaient, dans leurs profondeurs, des tragédies politiques. Son écriture du vécu, du senti et du pensé, chaleureuse, frémissante, musicale, n’a guère d’équivalents dans le roman contemporain.
Henri Mitterand, Europe, septembre 2006

Le miracle consiste à avoir assumé le genre avec une virtuosité époustouflante, tout en le transcendant par la profondeur des analyses, la portée du propos et la finesse d’écriture qui attestent le regard de la grande romancière par dessus l’épaule de la feuilletoniste d’occasion.
Ghislain Cotton, Le vif-L’Express, 05/05/2006

Une grande épopée comme on en lit rarement dans la production française. De l’action, du mouvement, des sentiments, sur 900 pages : de quoi intriguer, puis captiver son lecteur en haleine et hors champ pendant de belles heures.
Daniel Martin, La Montagne, 09/05/2006

C’est proprement grisé de mots, d’images, de sensations et d’émotions que l’on ressort de cette Main du diable, quatorzième roman d’Anne-Marie Garat. Et aussi subjugué par la prouesse, le défi et l’audace de ce roman-fleuve trépidant, voluptueux, inquiétant qui, porté par une langue somptueuse et élégante, se lit comme un vibrant hommage au roman-feuilleton et à la puissance romanesque.
Christine Rousseau, Le Monde des Livres, 12/05/2006

Elle a du culot, Anne-Marie Garat ! A une époque où l’on vante le livre court, vite lu entre deux stations de métro, deux trajets de TGV, elle se jette dans le roman-fleuve à rebondissements. Si l’on s’écoutait, on lui demanderait de continuer encore un peu : juste neuf cents pages de plus.
Christine Ferniot, Télérama, 05/07/2006

Pour corser le jeu, elle multiplie références visibles et citations cachées, depuis Eugène Sue jusqu’à Aragon. Pas un seul chapitre sans l’un ou l’autre de ces discrets collages puisés à une impressionnante culture littéraire, cinématographique et picturale, avec même des échappées vers la BD.(…) La vraie réussite se situe ailleurs. Dans l’approche de l’Histoire, effectuée de l’intérieur.(…) Le roman, fort de tous ses artifices, ambitionne bien de redevenir, chez Anne-Marie Garat, une grande machine à représenter le monde.
Jean-Claude Lebrun, L’Humanité, 8 juin 2006

La romancière brosse des histoires échevelées et fait se croiser des personnages et des sentiments avec autant de passion éclairée que de talent de la narration et d’une langue dont elle sonde magnifiquement les profusions et les clartés. (…) Il y a tout dans ce livre, et surtout, le meilleur. On y est étourdi de mots, de sensations, d’images, d’intuitions. Et quand il se termine là où commence la guerre qui décimera les uns et épargnera les autres, on en redemande.
Monique Verdussen, Libre Belgique, 23/06/2006


Une traversée du siècle, trilogie romanesque

    

Ces trois volumes, s’ils peuvent être lus séparément, constituent un seul et même roman qui, embrassant le vingtième siècle, débute en 1913, un jour d’automne au jardin du Luxembourg, et s’y achève, un jour semblable en septembre 2010 …